Vol. 28, n° 1 (2007)
Date de publication: 2008-11-05
Nombre d'articles: 14
Editorial
How to win at SSHRC - PDF through Erudit
Introduction
La musique dramatique au Canada - PDF through Erudit
Articles
Something to Sing About: A Preliminary List of Canadian Staged Dramatic Music Since 1867 - PDF through Erudit
Le but de cet article est de présenter — à titre de contribution à un champ d’activités culturelles et de recherche trop souvent négligé — une liste préliminaire d’oeuvres musicales dramatiques composées pour la scène entre 1867 et 2007. Au-delà du simple exercice de recensement d’un répertoire, cet article considère ces oeuvres comme d’importants documents historiques articulant les valeurs contemporaines culturelles, sociales et politiques depuis les 140 dernières années. Suite à l’évaluation des enjeux apparus en déterminant le genre et la citoyenneté musicale des oeuvres, leur ampleur, la nature et l’histoire de celles-ci constituent une solide base permettant la recherche systématique au sein de cet important artefact culturel canadien.
L’impact des politiques institutionnelles sur la création d’opéra au Canada entre 1980 et 2003 : Les cas de Montréal et Toronto - PDF through Erudit
L’analyse des différents programmes d’aide offerts par les conseils des arts canadiens révèle que l’aide financière gouvernementale est insuffisante pour permettre la création régulière d’oeuvres opératiques. L’étude du fonctionnement des organismes professionnels qui bénéficient de ces programmes d’aide (incluant les ateliers professionnels et universitaires), ainsi que l’étude des mécanismes entourant la création d’un opéra (de sa commande à sa réalisation), démontre que l’essentiel des fonds contribue au fonctionnement des différents organismes lyriques du pays et non à la création. Pour permettre la création d’opéra au Canada, les créateurs doivent emprunter le chemin de la compagnie lyrique et non de la maison d’opéra.
Barnardo Boys - PDF through Erudit
La première de Barnardo Boys, sur une musique de Clifford Crawley, d’après un livret de David Helwig, a eu lieu à Kingston (Ontario) en mai 1982. Inspirés par la démarche de Benjamin Britten, les créateurs de cet opéra considèrent essentielles à la production de l’oeuvre l’implication dans la communauté et la coopération entre amateurs et professionnels. On ne trouvait dans la distribution qu’un chanteur professionnel provenant de l’extérieur : Jan Rubes, engagé pour jouer le rôle principal de Albert Ashby. Le livret et la musique de l’opéra font tous deux appels à un mélange de matériaux préexistants et nouveaux. Cette approche est considérée comme étant typique d’une préférence canadienne pour le genre de l’opéra documentaire, pendant musical de l’implication des romanciers canadiens dans l’écriture de fiction historique.
Pathways And Pilgrimages: The In-Between Spaces in the Patria Cycle - PDF through Erudit
Dans le cycle Patria (1966–) de R. Murray Schafer, le mouvement de la performance, aussi bien celui mis en scène qu’improvisé — qu’il soit au coeur de la performance, entre des espaces au sein de la performance ou dans le montage de celle-ci — permet à l’auditoire de participer. Ces interstices de mouvement font tout autant partie de l’espace de la performance que le site final de production, élargissant ainsi l’espace au-delà de celui du théâtre de la production. À partir d’exemples tirés de The Princess of the Stars, The Enchanted Forest et The Greatest Show, cet article étudie deux états de cet inter/valle/stice : tout d’abord le pèlerinage vers la performance, puis les chemins reliant les expériences de la performance.
Opera as Trans-Atlantic Culture in Pre-Confederation British North America: Mozart’s “Crudel! perchè finora” on an 1844 Toronto Concert Programme - PDF through Erudit
Quelle est la raison pour laquelle le duo de Mozart « Crudel! perchè finora » (Le Nozze di Figaro, III (i)) était-il au programme des divers airs d’opéra interprétés par des musiciens amateurs et professionnels à la soirée musicale privée de Mme Widder à Toronto? Typiquement victorien, le programme formel de cette soirée mélangeait opéra et chant choral, ballades populaires et musique instrumentale. Cependant, le duo de Mozart est rarement entendu lors de tels programmes. L’hôtesse britannique a peut-être compté sur son auditoire de haut rang dans la colonie canadienne afin de reconnaître les vertus de son programme reflétant les pratiques de la capitale londonienne et de promouvoir du même coup les visées—politiquement délicates—, en développement foncier de son mari. Cet exemple de culture trans-Atlantique suggère que les programmes de concert amateur victoriens peuvent constituer des sources utiles dans le cadre de l’histoire des pratiques de réception des auditoires.
Report/Compte rendu
Report—Centre and periphery, roots and exile: Interpreting the music of István Anhalt and György Kurtág. Centre et périphérie, racines et exil : L’interprétation de la musique d’István Anhalt et de György Kurtág. Rozsa Centre, University of Calgary January 22–25 janvier, 2008 - PDF through Erudit
Au mois de janvier 2008, le département de musique de l’Université de Calgary a consacré trois jours à un colloque bilingue portant sur la musique et les idées d’István Anhalt et de György Kurtág, examinées sous les angles musicologiques, ethnomusicologiques, pédagogiques et analytiques. Des participants du Canada, d’Europe et des États-Unis ont présenté des communications et participé à des discussions entourant la musique, ainsi que l’identité et l’appartenance à un lieu des deux compositeurs, par le biais d’une large sélection d’oeuvres. La conférence d’ouverture d’Anhalt a abordé des considérations biographiques en rapport avec l’émigration de sa Hongrie natale et l’impact de cet événement sur sa musique, tandis que celle de Beckles Willson s’est concentrée sur le rapport intime qui lie la musique de Kurtág à Budapest. Les présentations subséquentes ont dévoilé de nouveaux aperçus sur la musique vocale des deux compositeurs et sur les oeuvres pour orchestre d’Anhalt et la musique de chambre de Kurtág. Le colloque s’est terminé avec des discussions parallèles concernant d’autres compositeurs, tels que B. Bartók, H. Lachenmann, J. Rea, W. Rihm, R. Schumann, M. Seiber et S. Veress. Six concerts ont aussi accompagné les débats avec des prestations d’oeuvres d’Anhalt, de Kurtág et d’autres compositeurs du Festival de la Nouvelle Musique 2008 du département de musique.


